J’ai eu la surprise de découvrir autre chose que de l’architecture moderne, quelques œuvres classiques ou néoclassiques.
Les athlètes, et la tradition prussienne.
Un style contemporain plutôt recherché avec de belles perspectives.
Document éducatif de l'Académie de Caen
La nostalgie désigne le sentiment de tristesse, de mélancolie par rapport à quelque chose qui n'existe plus. On a du mal à croire que l'ex-Rda puisse en susciter…
Et pourtant depuis quelques années, un phénomène appelé « Ostalgie » apparaît chez certaines personnes.
Le terme naît de la contraction de « Ost » qui signifie Est en allemand et de nostalgie: il s'agit donc d'une nostalgie de l'Allemagne de l'Est.
Ce sentiment concerne certaines personnes ayant vécu en RDA mais pas seulement puisqu'il s'avère que ce phénomène touche aussi des jeunes gens d'une vingtaine d'années. Des « ostalgie-partys » sont ainsi organisées et on peut y croiser des sosies des hommes politiques est-allemands et y déguster des produits alimentaires typiques de RDA... Certains produits sont d'ailleurs aujourd'hui à nouveau en circulation car leurs usines ont ré-ouvert leurs portes (c'est le cas pour l'ersatz de Coca-Cola: le fameux Vita-Cola.). Cette nostalgie prend également des aspects touristiques comme la construction d'hôtels reproduisant à l' identique des intérieurs de la RDA ou des essayages de « Trabant », la marque de voiture made in RDA devenue un objet culte…
La nostalgie porte sur une vision idéalisée de la vie au quotidien dans l'ex-RDA qui dans l'idée des « ostalgiques » aurait finalement eu beaucoup de bons côtés. (l'éducation ou le système de santé ).
Dans cette vision, la Stasi elle-même peut être perçue comme une simple police... et le manque de libertés comme un mal nécessaire...
Ce sujet fait débat en Allemagne même si l'ostalgie concerne une petite partie de la population dont une majorité d' « Ossis » plus touchés par le chômage ou dont les emplois demandent moins de qualification d'où des salaires plus bas.
Des oeuvres dignes de respect.
Les oeuvres du Pergamonmuseum
Les Géants Otos, Klytios et Alkyoneus
Ici aussi on se souvient du passé. Mais un souvenir décomplexé :
"Le Nazisme est une horreur que nous rejetons et à laquelle nous avons résolument tourné le dos pour construire son contraire."
Ici, place Bebel, les Nazis ont brûlé des livres.
"Nous voulions la fin du Mur,
pas la fin de la DDR."
Porte de Brandebourg, tout près du Mur
L'effondrement du totalitarisme à l'Est et la réunification du pays furent une avancée démocratique pour les travailleurs allemands ; mais sur le plan économique et social, ce fut la restauration du capitalisme à l'Est. Comment la gauche allemande voit cette contradiction ?
Bernd Gehrke :
Ce n'est pas l'opinion de la gauche allemande. Les avis sont partagés, à l'image de la gauche, très hétérogène. Ça va de certains groupes qui dès le début étaient pour l'unité de l'Allemagne, jusqu'aux staliniens pour qui ce fut une contre-révolution téléguidée par l'Occident et qui a liquidé le « socialisme réellement existant ».
Seule une minorité de la gauche, en dehors du SPD, a bien accueilli la réunification de 1990.